[ Je peux sentir l'odeur de tes larmes à quinze mètres ]

[ Je peux sentir l'odeur de tes larmes à quinze mètres ]
Je n'en voulais pas de cette vie. Mais on m'y a balancé, je n'ai pas eu le choix. Puis tu t'es posé dans cette vie.

Depuis je me traîne mes sentiments skysophrènes.


L'Univers est si grand mais nos esprits si étriqués... toi non plus tu n'aurais pas du être là. Et j'aurai tellement donné pour changer ta vie. Pulvériser une existence entière et tout recommencer.


Laisser paraître le pire et cacher le meilleur du ressenti, de toutes ces petites choses puantes qui grouillent un peu partout sur ce sol gras. Tu sais parfois j'aimerai ne pas les haÏr tous autant qu'ils sont. Mais force est d'admettre qu'il n'y a que toi qui tiens la route. Et cette petite pute. Pourquoi du sang ne coule toujours pas de ses oreilles? Quand viendra le jour ou la hache tranchera son petit cou de poulet mal rôti et que je boufferai ses yeux au petit dèj' ? Certainement jamais... Tu vois le Monde est mal fait. Mais il me donne envie de détruire. Et sous ton regard la rage s'efface mais ce n'est que de courte durée. Je marche de travers et certains se réjouissent de ma perte. Comme l'autre qui hante ma vie depuis que je te connais. Il ne fallait pas la fréquenter si intimement. L'habit fait souvent la none, mais est-ce vraiment une none? Le vent effacera ce qu'il reste d'elle bien assez tard.Mistinguette tu sais ne fait que t'aimer et moi je ne fais que crever. Cracher contre un continent entier, chéri... C'est trop difficile désolé. Besoin d'exprimer toutes ces choses qui n'arrêteront jamais de grouiller et de s'éparpiller. mon amour, si tu le veux un jour je te parlerai durant des heures de ce delirium interieur qui parfois ressurgit dans le sel sans larmes d'un regard perplexe sur une situation douteuse. Mes mots sont un crime contre ton humanité, une balle musette dans la valse de ta sincérité. Mais je suis faite ainsi. Une pute qui tapine avec sa paranoïa névrotique.


Pardon d'être aussi cru et avide de réactions diverses, mais le point de non retour est arrivé et la rage est trop présente. La jalousie m'étouffe de toute part, elle prend à la gorge comme l'odeur de la mort. " Oh mais y'en a marre t'es tout le temps là à dire que le monde il est tout pourri tout pas beau! " ( made in Sim' lol). Faux. Le monde est beau. La mer est resplendissante. La montagne toute froide. Mais les bipèdes puent. Et puis merde, je n'ai pas à me justifier. En plus j'ai encore mal dormi cette nuit.

# Posté le mardi 21 octobre 2008 13:16

Modifié le mardi 21 octobre 2008 13:49

[ Juste une cigarette... S'il te plaît, juste une cigarette... Et après on oublie. ]

[ Juste une cigarette... S'il te plaît, juste une cigarette... Et après on oublie. ]
Une cigarette. Une crache-tes-poumons pour oublier. Oublier ton retard. Et oui encore. Encore en retard. Et demain? Je compte. Trouillarde. Un, deux, trois. Toujours pas là. Ah enfin, tu es là. Un, deux, trois. " Je t'aime". Et oui ça ne se balance pas comme ça ce genre de mot. Il faut analyser le contexte, inspirer. Il ne peut plus se cacher. Inutile de mentir. Je le saurais bien. Un retard, un regard. Un seul. Lointain, vague, bleu. Horizon ouvert pour une paranoïa maladive d'une jeune névrosée suspicieuse.

Deuxième cigarette. Il fait chaud. Etrangement chaud. Et c'est elle qui me fait perdre pied. Cette chaleur. Bordel. Des éclairs. C'est n'importe quoi, comme dans ma tête. Un bordel. Un bordel où les émotions se prostituent avec les sentiments. Stop. Assez de vulgarité. Les neurones ont disjoncté. Mozart... Mozart ? Qu'est -ce que tu viens jouer dans mes oreilles ? Lacrimosa ? Pourquoi pas. Un requiem. Allez. J'accepte. Il est repartit, il n'a pas oublié de reprendre avec lui son regard, bleu. Tant mieux. Je peux de nouveau rester avec moi même, et me faire la conversation.

Bienvenue sur le territoire de ma skysophrénie. Les deux voix résonnent dans ma tête, s'engueulent, se rabibochent, mais ne me sont d'aucune utilité, comme à chaque fois, et du vent soufle entre mes deux oreilles comme une tempête renfermée dans une petite bouteille flottant sur le rivage, vague, bleu. Des images de voiliers tourbillonnent dans mon crâne et les petites voix naviguent fièrement vers leur connerie. Ma connerie. Parfois je voudrais qu'elles se taisent. Mais je leur laisse le contrôle. Plus prudent. Je ne pense pas pouvoir m'assumer moi-même. Et le monde dehors est bien trop hostile.


Finalement, ce ne sera pas la deuxième cigarette, mais plutôt la seconde. Mon paquet est vide.

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 15:18

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 15:53

[ Petit aperçu de mon premier recueil de nouvelles que je vais envoyer à un éditeur ]

Jeunesse en perdission


« - Vous considérez-vous comme un écrivain à part entière ou seulement comme une jeune adolescente débutant dans le métier ?
-C'est quoi ces conneries ? Les écrivains sont des salauds, des imposteurs. Moi j'écris, c'est tout. Mais je refuse d'être considérée comme un écrivain... »

Il était deux heures de l'après midi. La gueule de bois encore omniprésente dans son cerveau et dans ses tripes, Orion venait de se coucher lorsque retentit la sonnette de l'appartement. Un petit 30 m² crasseux mais elle s'y plaisait. Du moment qu'il restait de la pizza au frigo et autres saloperies surgelées, elle s'y plaisait. Le jeune homme, style bourgeois, petite lunettes et costard cravate l'interviewait suite à la sortie de son premier recueil de nouvelles. Il avait fait de grandes études de journalisme, son père était mort écrasé par sa tondeuse lorsqu'il avait huit ans, sa mère était skysophrène, et lui il était riche, selon la notion que l'on a de la richesse. Disons qu'il menait une vie '' aisée ''. Orion n'aimait pas les journalistes, ni les écrivains, ni l'Humanité en général. Elle écrivait en sachant que ça ne lui rapporterait jamais un seul sou.
« - Très bien. Pourquoi vos nouvelles sont-elles si pessimistes ? Vous manquerait-il cette étincelle que possèdent certaines personnes et qui permettent de voir la vie du bon côté ?
- N'importe quoi... Vous m'emmerdez.
- Je vous aime beaucoup vous savez ?
- Génial. Et on vous paye pour raconter vos salades en plus ?
- Vous ne devriez pas réagir de cette manière.
- Les gens sont tous des salauds...
- Dites - m'en plus.
- Inutile. Je veux juste dire que les gens n'ont aucune ambition et sont des porcs, qui ne pensent qu'à manger, baiser, péter, pisser, chier et boire.
- Et vous ? Quelles sont vos préoccupations dans votre quotidien ?
- Manger, baiser, péter, pisser, chier et boire.
- Seriez-vous finalement comme tout le monde ?
- Jamais. Moi je suis une artiste. J'écris et je crève de faim. C'est différent. Les gens normaux peuvent se permettre ses petites ambitions car ils mènent une vie aisée. Moi je ne suis rien. Ses ambitions sont tout ce dont je possède.
- Ah. Très bien. »
Orion décida finalement de mettre cet importun à la porte. Une jeune femme de 18 ans ne pouvait pas cautionner que des journalistes viennent l'interviewer de cette manière. 14h30. Orion se déshabilla puis s'étala dans son vaste lit. La sonnette retentit à nouveau. Elle se rhabilla, s'assis sur son lit, ferma les yeux.
« - C'est qui putain ?
- C'est moi, Alex, ton frère...
- Entre ...
- Mais regardes toi. Tu me fais pitié. Ca pue la gerbe et la bière ici, t'es dégueulasse.
- Roh et merde. T'es venu jusqu'à ce trou puant juste pour me rappeler qu'il pue ? Tu peux partir c'est bon.
- Non je ne partirai pas. Tu es ma s½ur et je tiens à toi, quoi que tu en pense.
- Vas tenir à moi un peu plus loin si tu veux bien.
- Tu es une pourriture.
- Et ta s½ur. Et tu tiens à moi je te rappelle. Quoi que j'en pense.
- Ouais... Et t'es quoi à part une s½ur puante et droguée ?
- Un ''écrivain '' qui bloque au milieu de son premier roman.
- Oui enfin rien quoi. Bon excuse moi mais l'odeur ici devient insoutenable, je me tire.
- C'est ça vas-y. Dis bonjour à grand-mère en passant.
- Je te rappelle qu'elle est morte la semaine dernière.
- ah, oui. Effectivement. Et bien à bientôt peut-être.
- C'est ça... »

Orion se retrouvait de nouveau seule face à elle-même, face à son dégoût de l'Humanité et à sa gerbe qui dégoulinait sur le côté de la lunette des W-C. Elle ramassa un magazine posé sur sa table de chevet qui indiquait en première page « Orion shefield, la révélation 2008 des écrivains en herbe ». Tu parle. Elle écrivait depuis l'âge de huit ans. Elle avait prit de la bouteille en la matière, et on la considérait toujours comme une jeune écrivain débutante. Ridicule...
Ne sachant que faire par ce bel après-midi dans son 30m² elle décida de se recoucher et s'endormit, Microsoft Word ouvert sur son ordinateur allumé, une belle page blanche en plein milieu de l'écran. Elle pensa un instant qu'elle ne finirait jamais ce bouquin.

# Posté le jeudi 28 août 2008 17:44

Modifié le jeudi 28 août 2008 17:59

[ La disgrâce de tes boyaux flottant dans les airs ]

Métaphysique psychédélique de l'intestin


Skysophrénie d'un homme sans esprit



Les violons de ton coeur gémissent tendrement un monde en perdission



Beauté des êtres en fusion dans le corps du Diable








Et ton corps inerte aux pieds de ses rêves


Crache la misère du langage, puissance musicale des os se brisant sous tes fragiles doigts rongés



Par




la rouille de tes barreaux








Ne pleure plus




La souffrance n'est qu'illusion du système nerveux ...

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 17:12

Modifié le lundi 28 juillet 2008 07:17

[ Les Ailes de l'Ange ] [ Auto-destruction masochiste ? ... ]

 [ Les Ailes de l'Ange ] [ Auto-destruction masochiste ? ... ]
On ne brise pas les ailes d'un ange, mais tu sais, elle détruit tout ce qu'elle construit... Cupidon elle l'a plombé, empêche la de détruire votre relation avec ses doutes et ses inquiétudes de merde. Tu sais, elle en a connu des enculés dans sa vie... Tellement qu'aujourd'hui elle ne sait plus en qui faire confiance.

Elle te reproche, elle te compare, elle te crache son amour comme un venin aveuglant. Mais ne lui en veut pas, promet moi d'essayer de lui pardonner... Elle souffre tu sais? Toi t'es là à la couvrir d'amour et elle, elle continue à douter de toi, à douter d'elle-même et de tes sentiments un peu skysos. Elle nous fait chier tous les deux avec ses conneries. Tu dois te demander qui te parle. Je suis une de ses larmes, tu vois pas? J'suis juste là, à tes pieds, sur la moquette qu'elle vient de couvrir de mes congénères et de moi-même.

Moi elle me fait chier, parcequ'à chaque fois qu'elle a l'impression que tu la fait souffrir, elle nous balance sur cette moquette miteuse comme de vulgaires gouttes de pluies qui s'écraseraient sur le cul d'un cheval. Raz la goutte de ses pleurnicheries, je t'en supplie, ouvre lui les yeux une bonne fois pour toute, avant qu'elle te bousille. Dis lui que tu n'es pas comme lui, même si tu lui dis des centaines de fois par jour. Redis lui que tu la quittera jamais, qu'elle est la femme de ta vie, qu'elle se calme enfin...

Elle est persuadée que le bonheur lui est interdit, et bientôt elle mettra fin à tout ça. Elle éteindra les lumières, le rideau se baissera et il ne te restera plus que tes souvenirs de ses " je t'aime" et de l'odeur de son sang dans ta baignoire. C'est sa malédiction, elle arrivera jamais à aimer comme elle voudrait, alors elle préfère encore composer le code barre de l'Antéchrist et avoir sa place aux enfers. Sans arrêts, avoir la sensation d'être abandonnée par celui qu'elle aime. Tu pourras jamais l'aider mon pauvre... C'est un cas désespéré c'te fille... Laisse la crever, de toute façon c'est tout ce qu'elle mérite.

Si j'étais pas qu'une pauvre petite larme de mes deux, je te lui aurait collé deux trois claques dans sa gueule tu peux me croire. Elle te quittera jamais ça c'est sûr, mais t'étonne pas de la voir pleurer discrètement dans un coin de votre lit dans ses jours de grande paranoïa. Mais t'en fais pas trop pour elle, elle noiera tout ça dans un bon verre de get 31, voire même 5 ou 6.

Sérieux mec, laisse la crever, c'est une vraie salope...

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 10:36

[ La ville ]

[ La ville ]
Elle marchait. Ce soir là il faisait noir et terriblement froid, mais vous vous en fouttez je pense. Donc elle marchait. A sa gauche un mort. Il lui chuchotait " relève moi... J'ai l'arthrose qui me bouffe le genoux droit... ". Elle n"y prêta pas attention, elle n'avait pas que ça à faire d'assister les cadavres... Puis un autre mort. Puis bientôt une demi-douzaine de décomposés jonchaient le sol crasseux, quelques bouteilles de bière de-ci de-là. un rat bouffait rageusement la phalange d'une jeune fille à demi momifiée.
" Putain mais qu'est-ce que je fou là moi?..." Mais elle marchait, sans s'arrêter. Il ne fallait pas s'arrêter. Ils allaient la bouffer elle aussi si elle s'arrêtait. Elle regarda ses mains. Du sang les recouvrait, en fine pellicule rougeâtre, dégageant une odeur ferreuse mais agréable. " Je les ai tué tous ces gens... Tu crois pas?"
Mais personne ne répondit bien entendu. Soudain une main jaillit du mur taggué à sa droite et tenta de lui attraper le coup, mais sans succès: la main traversa la gamine et s'évapora dans la nuit. "'tain! Saloperie."
Un chien squelettique s'avança vers elle et lui dit l'air de rien : " Dis moi petite, qu'est ce que tu peux bien fouttre à 2h00 du mat' dans ce trou?" " Rah! Mais ta gueule le batard! J'en sais rien moi... J't'en pose des questions?"
Le truc miteux grogna un coup et se tira au petit trot ; là il traversa la route et une cadillac lui fendit la gueule. Elle ne remarqua même pas le petit "caï !" et le crissement des pneus sur le goudron. En fait elle se fouttait de tout. Du moins presque tout... Ce sang sur ses mains, elle ne comprenait pas d'où il pouvait provenir. Les morts de cette rue ne saignaient pas... Etrange...
" Mademoiselle!" Une femme aux cheveux noirs et emmêlés se jeta à ses pieds. Lorsqu'elle releva la tête vers la gamine, celle-ci put remarquer qu'il manquait un oeil à la morte aux cheveux noirs, ses dents éparpillées dans sa bouche sèche se teintaient d'un vert de moisissure, elle avait un trou à la joue et ses côtes étaient partiellement apparentes. " mais qu'est ce qu'elle me veut celle-là?..." "Aidez moi ! je vous en supplie! J'ai tellement froid! Il fait si froid ici... Si froid..." Le cadavre s'effaça lentement sous ses yeux. Elle ne la revit jamais...
L'odeur des détritus mêllé à celle des cadavres lui montait à la tête. Elle ressentait une infime nausée au fond de ses tripes.
Elle vascilla légèrement, fronca les sourcils. Elle posa ses mains sur ses yeux et chuchota doucement :" Plus jamais je prend ces saloperies d'LSD avec ces putains de Curly... J'crois que ça va pas bien ensemble..."

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 15:09