01h07 du matin, la pluie a cessé maintenant, derrière les fenêtres et au creux de mon âme. Monte, monte, Soleil éclairé de l'intérieur. Je les vois bien les connards qui liront mes textes en petit comité et à haute voix, histoire de faire l'éloge de cet écrivain noyée dans son verre de rosé, pare ce que la vie a pas voulu d'elle. Il sera là, assis sur ma pierre tombale, au fil des années il ne saura même plus la raison de sa présence en ce funeste lieu. Ça me fera bien marrer évidemment...
Avec un peu de chance j'aurais l'autorisation de balancer sur sa gueule de rat roux des bombes d'acide sulfurique. Encore plus drôle tu vois. Il y aura toujours plus drôle dans l'horreur qui rode ici-bas. Et sa monstruosité n'aura jamais de limites, car personne n'est assez là pour lui fouttre des barrières en pleine gueule. Encore un an à supporter sa médiocrité de pourriture nauséabonde... Si seulement un claquement de doigts pouvait faire disparaître les trous du cul dans son genre... Mais non... Quand on a un fardeau y faut croire qu'on se le garde...
Revenons à des choses plus attrayantes. Comme ce papillon prisonnier de ses mains qui se débat pour la liberté. L'Univers est parsemé de génies au milieu de cet amas humiliant de tarés. Le tout est de les trouver au bon endroit et au bon moment, ils sont si rares... Les chamallows fondent à l'idée qu'il ne soit rien d'autre qu'un misérable souvenir.
L'ange dort et sous mes doigts la chaleur de sa peau comme une onde de plaisir. Je veux sortir de cette masse de goudron fondu, je veux revoir la lumière et qu'il me porte sur ses ailes jusqu'au paradis. Ne plus avoir d'autres soucis que l'épilation totale du maillot. Ça tombe bien l'amour donne des ailes et c'est meilleur qu'un RedBull dégueulasse... C'est comme regarder la surface de l'eau par en-dessous, se glisser dans un sable chaud. On me fourrerait le curé sans confessions et pourtant... J'attends mon heure à ses côtés, j'attends qu'il m'embrasse de toute sa passion, comme les fusillés ont attendu le sifflement de la balle à leur c½ur.
Il y a des textes qui n'ont pas de phrase de fin...