Icare ne brules pas tes ailes pour un astre enflammé par la peur de quitter le paradis. J'ai perdu la tête à sa vue pour une poignée de cerises en hiver, j'aurais pu pâlir et il aurait dû s'enfuir, avant que la cigarette ne se consume définitivement. Homme d'exosquelette électrique, tu raisonne comme une douce mélodie en moi, quand je te chevauche durant des jours entiers, à en faire perdre haleine la Lune ce bel astre, désastre encadré par ses quatre pauvres constellations. Je te regarde du coin de mon masque de colère contre la Terre, et je me dis que tu es bien beau ce soir pour une âme aussi fragile. Monstre d'acier, passionnément attirant, je te voudrais dans ses draps de soie rien que pour moi, une heure ou un siècle. Saturne m'étrangle de ses anneaux divins, pendant que tu voles jusqu'à Sedna, qui sonne sonne sonne et jamais ne s'arrête non, quasar passionné, Magellan en perdrait presque le Nord. Mon corps tremble au passage de ton souffle de vie, corps de poussière céleste, dune balayée par les vents solaires. Un, deux, trois, Vénus, elle pleure la mort de Mars. L'envie me dévore de percer la belle cuirasse, ta carte-mère a brûlé mon c½ur, le sang bouillonne à présent dans mes veines contractées de douleur. Usurpatrice du bonheur de voir tes yeux se refléter sur la galaxie. Immense créature, dieu du ciel et de la mer, l'atmosphère de mon esprit te brule au passage. Phantasme irréel qui résiste encore dans mon esprit je t'imagine près de moi pour l'éternité. M'aimeras-tu encore lorsque tout aura court-circuité ?