C'est le c½ur brisé que je prie Dieu de me brûler à jamais, On ne rachète pas la misère du Monde, et j'aurais beau t'exprimer toute la rage que j'ai à t'aimer, je ne mérite plus aucun égard. A quoi bon dire que j'arracherais volontiers le ciel pour tes yeux, que je vendrais mon âme pour garder la tienne auprès de moi, les anges sont morts et cette minable chienne vient de briser tes rêves. De ta confiance en la vie, il ne reste que des braises d'un feu trop sale pour qu'on puisse le nommer, allumé par le monstre qui se tortille en moi. La mort aurait été plus douce à la brûlure de tes larmes sous le poids de mes mots... Et ta douleur a ravagé mon être et mon esprit. Un ange ne méritera jamais une raclure de fond de cimetière. Paradis voudras-tu encore de moi quand cet horrible adultère aura eu raison de mon c½ur et de mes tripes ? Tu es la beauté de ce monde, la rosée d'une matinée qui s'annonce à merveille, le dernier espoir dans un champ de ruines. Des milliers de violons désaccordés hurlent dans mon crâne et m'ordonnent de me détruire à jamais, de faire disparaître de cette surface l'immonde mensonge que je suis devenue, je voudrais mourir pour que tu puisses enfin vivre et croire encore au bonheur. Le printemps a rendu son dernier souffle, les fleurs ne sont plus que de vieilles tarentules mortelles rodant dans mon c½ur en berne. Arraches le donc. Mais avant laisses moi mettre l'Univers en boîte, laisses moi crier au peuple à quel point je t'aime et à quel point je voudrais n'être plus rien... Un néant en décomposition, une fosse à serpents. Un baiser comme ultime réponse, je ne suis qu'un fantôme sans couleurs, t'empêchant de t'élever vers le bonheur. Arme de destruction massive, j'ai disloqué un stable amour sans nuage et je payerai des siècles durant s'il le faut. Toutes ses heures passées à tes côtés me redonnaient la vie, le bleu de tes yeux en guise d'horizon infini vers l'azur de jours meilleurs. Et cette soirée sous ce pont à retirer la rage du Monde de nos c½urs, ces soirs, tellement de soirs passés sous les lumières de la ville, autant de moments gravés à jamais. On y croyait encore à ces matins ou nos routes se séparaient par un dur retour au travail. Je ne voulais pas éclater cette bulle d'amour et de perfection... La route est parsemée de mes erreurs, mais l'espoir était encore là. Les fruits étranges de ma jalousie ont empoisonné ce Soleil... J'irais crucifier Saint Pierre, et que je me damne si je ne fais pas tout mon possible pour me racheter. Tu mérite que l'on noie de flotte l'Enfer, que l'on libère les anges sur Terre, et je voulais bannir de ta vie les tempêtes et les naufrages, rayer la tristesse, mais j'ai failli à la dure mission d'être à ta hauteur. Et les larmes ne me sauveront jamais de ma culpabilité démesurée. Tu aurais du prendre un autre train, une autre voie, et l'odeur fétide de mes déceptions ne t'aurait jamais atteinte. Je me hais mais je t'aime à en mourir, je t'aime parce que jamais la vie n'aura à nouveau la chance de connaître un homme comme toi, parce que tu vaux plus que le monde entier réuni, parce que ton sourire est plus efficace que toutes les magies des humains. Je n'ai pas le droit d'aimer un être aussi pur que toi, ta beauté ne devrait pas m'être accessible. Ton c½ur bat encore, profites en pour laisser le mien s'éteindre lentement. La poupée porno du diable a perdu son âme. Et je ne m'arracherais jamais assez la voix pour te crier à quel point je suis amoureuse de ton regard, folle de ton parfum, accrochée à ta gentillesse comme à une bouée de sauvetage. Je ne suis que rage, pleurs, mélancolie... Et toi qui brilleras plus que tous les diamants d'Arabie. Je ne te promets pas d'être à la hauteur de tes espérances, mais si tu veux encore de moi je sortirais de moi-même pour t'impressionner à nouveau. Une île nage dans ton c½ur et je me noie à ses bords. Je t'aime, si tu savais comme je t'aime...