J'emmerde les limites, je sais... Mais c'est pare ce que la vie est courte et que l'on en a qu'une. Je refuse de vivre sans mettre ma vie en danger, sans connaître le frisson du fil de rasoir. Je sais ça te dépasse. Moi aussi. Mais c'est ainsi. Chaque jour je récure mon coeur à l'eau de javel pour tes beaux yeux, mais il y a un moment où même le sang déteint. Pour qui je me prend ? Qui je suis pour te traiter ainsi?? Peut être rien de plus rien de moins qu'une merdeuse en manque d'aventures. Un petit chiffon colé à un vieux pneu qui se fait violemment écraser par ses désirs misérables. Je t'autorise à me traiter pour ce que je suis, mais tu refuse, tu as peut être trop misé sur moi, alors que je finirais jamais la course... La petite alcolo, la reine de la défonce... Oui je suis flipée. Oui ma vie n'a pas plus de valeurs qu'un grain de sable à mes yeux. Le dégout à l'idée de grandir, la peur bleue et même mauve de l'indépendance, je suis pas prête chéri. Ce texte t'est uniquement destiné, alors si les autres le trouvent un peu trop banal et mal travaillé je m'en fou. C'est fait exprès. Depuis toi je ne mange plus que des nuages chargés d'une pluie fine, douce. Mais l'avenir me térifie. J'veux pas crever dans ce village misérable, loin des vagues et de l'horizon sans fin qui a gouverné sur ma vie pendant plus de dix ans. La chaleur de ton coeur ne me suffit plus. Oui je suis immonde. Une vraie chienne. Mais je t'aimerai toujours autant. Mon idole bien encrée sur son piedestal. J'ai rien d'autre à faire que de penser à toi chaque seconde. Et pourtant... Mon esprit est un désert de rage et de merde. Et toi t'es si parfait, plein d'espoir. Je t'envie. Petite boule de jalousie injusitifiée, y faudrait me fusiller. Petite mélodie coure dans mon crâne, j'écris pour oublier, je bois pour me rapeller que ma vie est un néant. Toi tu n'as pas besoin de cette misère. Tu pourrais te l'épargner mais non tu me suis dans mes délires sales d'ado de merde. Par amour certes, mais ça frôle l'absurde. t'es un peu Oggy et je suis carrément ton cafard. Au bout de la nuit il y a encore un tunnel. Ouais je veux pas grandir,pas souffrir, mais ça la vie s'en fou. Petit bout, petit boulet de rien. Petite catin noyée dans le canivau. Je suis pas si fragile chéri. Pour mépriser autant il faut en avoir des couilles. Pourtant il ne faudrait qu'un souffle pour m'exploser en mille poussières de Lune. Lui a violé mon coeur et toi tu répare les dégâts. Mais je suis déjà morte depuis longtemps.... Je ne peux plus rien faire d'autre que t'aimer en silence, que tu ne le vois pas de préférence, car il ne faut jamais montrer ça. Aide moi...