Envoyez valser les névrosés

Les chants d'Afriques m'envolent au dessus des chats noirs.

La vie est belle et bien là, coup après coup elle a brisé les espoirs et les projets d'aller là bas, de vivre auprès de lui... Elle brûle, arrache et détruit tout sans concessions. Epuisée de la combattre je la laisse me noyer dans son lac noir, infini, empli d'âmes aux doigts bleus sans chaleur, doigts tendus vers moi ils me disent de les agripper et de plonger dans ces abysses unicolores. Des milliers d'yeux blancs me fixent d'un regard dépourvu de sens.

La beauté ne sert à rien lorsque plus personne ne vous regarde... L'Homme est un Homme grâce à ce don que l'on nomme parole, mais lorsque personne n'écoute, il n'y a plus d'existence. Les yeux des vivants me traversent, me pulvérisent de leur dédain. Ils m'ont donné la vie et semblent vouloir me la reprendre à présent. Je n'en vois plus le bout de ce désert de mépris et de rage humaine, cette route que je trace seule face à leur puanteur. Aujourd'hui il n'y a plus personne, uniquement moi et mes idées noires, rouges, bleues. Univers de hurlements intérieurs, d'envies de meurtres, de suicide, de passion destructrice. Il n'y a plus de reliefs les soirs de grêle. Les nuits d'amour se consument au train de nos envies. Mais tout fini par mourir. Les cris à l'aide ne sont plus entendus car mon corps est une ombre et ils dominent le Monde. La voix étouffée par toutes ces guerres contre eux, contre moi, contre lui...

Je voudrais que ses épaules supportent le poids de cette détresse mais il n'en aura jamais la force. Il est un dieu et un animal, et pourtant... Je confie tout car la nuit est tombée et chaque jour est un peu plus dur à survivre. Il manque quelque chose, quelque chose qui élève, au dessus du monde et du commun des mortels. Une vision qui surpasse l'Univers, qui enivre, qui grise les sens. N'y a-t-il que la mort qui soit à la hauteur ? Si c'est ainsi alors je veux bien la défier. Valser à ses côtés et la vénérer .

Et je vous en supplie, tuez moi pour une poignée d'étoiles.


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# Posté le lundi 19 octobre 2009 16:49

[ Mon essentiel ]

[ Oyez! Oyez! Ma drogue se nomme JB ]

Tu resteras toujours là
Ta folie, ma depression
Mélangeons les genres,
Soufflons sur leurs médisances,
Crions aux quatre vents
Et mourrons de n'avoir pas pu
Jouir des derniers rayons de l'Espoir.
Toi en moi tout devient clair.
C'est ainsi. L'amour est fort, inexplicable.
[ Mon essentiel ]
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 07:19

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 07:32

Souffrance pour un cri d'amour

Souffrance pour un cri d’amour
C'est vieux comme l'immonde, et je vous le demande éloignez moi de son corps pâle, des envies de dévorer sa chair si blanche me rongent, un vampire de trois siècles se glisse face à vos ongles si tendres, lueur démoniaque je rêve d'une goutte de vie, sens tu les mains de ma voix, qui t'attrapent et t'entrainent au fin fond du ciel noir ? Je ne veux pas disparaitre sans toi, exploses moi, et ne te laisse pas mourir loin de moi. Mon amour je veux tuer ta tristesse des jours sales, lécher la pluie qui coule sur tes joues, rosée pâle aux doigts de démon. Chéri mes dents se plantent dans ton satané cou, tu ne le sais pas mais tu es à moi, et un jour tu pleureras, car je ne serais plus dans ce triste décor. Toi tu resteras ici bas et je m'envolerais, fuirais les visages aigris de ces gens putrides, je te plaindrais mon amour d'être seul parmi eux, mais je ne voudrais pas que tu me rejoignes. Car là-bas la joie ne brille pas et les oiseaux ne chantent que les requiem du Diable. Damnée de l'avoir trop maudit, il n'y aura plus de place pour moi dans le bleu du Monde de tes yeux. La maladie me ronge et il devient dur d'avancer parmi les anges. Il faudra m'achever pour trouver le sommeil tant attendu du dernier combat. Et tu tueras pour un dernier souffle de ma part. Une pomme pour Eve et du sang sur tes lèvres, le divin amour... Divin mensonge, quête de vérité, Satan le sait bien, je suis ton mal être, ta tombe et ta faim. Tu n'invente rien à crier de douleur, sous les doigts de la belle, la peau d'Anne brûle sous le souffle de ma triste rage, tourner les pages. Rêverie d'un tir dans la nuit, à tire d'aile le chasseur tue l'oiseau des songes. Fantasmagorique le petit gothique chante la fin des temps. Sa princesse de rien est morte sous les coups de cutter. Partie civile défend l'indéfendable, pare ce qu'il faut bien un avocat pour le diable. Ses filets m'entortillent et m'étranglent, la peau est froide et le sang se répand sur ce lit où tes yeux se sont fermés si souvent, où ton souffle s'est échappé tant de fois dans tes doux sommeils. Je meurs amoureuse, les harpies t'attraperont, envieuses créatures tapies dans le froid. Laisses les t'emporter loin de mon corps refroidi. Il n'y a plus rien à attendre de mes lèvres bleues. L'amour est éternité, et à jamais dans mon c½ur putréfié résidera ta voix. Colchique noir et mortel fleuri au creux de mes entrailles. J'aurai aimé danser, encore quelques années, au bal des meurtriers, valser, et te garder, te garder... Long est le chemin et bien triste en est la fin. Ma tombe tu ouvriras et mes yeux tu arracheras car miroirs de l'âme, je gis encore quelque peu en eux. Souris à la sainte lumière, petit bocal, un peu de formol et je serais encore près de toi. Personne ne me touchera, loin dans les cieux brillera le clair de ta Lune. L'amoureuse, l'emmerdeuse, la chieuse. En un éclair l'amanite phalloïde éclatera au grand jour. Et toujours immortelle signera le pacte des fantômes. Adieu Arsenic.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:11

Un monde fait de chiens errants et de bad trip...

Le temps est à la dépression. De nouveau coincée dans ce bas milieu de l'Humanité je me rends compte de ce que j'ai perdu.

Croyez-vous, tristes lambeaux de chair, que la Lune brille sur les Enfers ? Que dirait Ulysse de ma traversée du désert pour retrouver le bonheur ? Ce matin un homme est mort, on l'enterre lundi, et la planète continue d'étouffer. Je rêve d'allumer les c½urs d'un simple regard mais ne serait-ce pas du pur égoïsme ? Si, bien sur. Narcisse me fait respirer dès les premiers rayons de l'aube. Petite poupée de cire dans les flammes du diable. D.ieu et Satan on fait le pari, mais qui la tuera avant l'autre ? La tentation de ses griffes est grande mais il ne faut pas se laisser aveugler par la belle connaissance de la fin des temps. Et dire que l'Homme aurait du être immortel, quelle belle erreur... Que serions-nous devenus sans le pêcher originel ?

Je me gave d'émissions stupides pour oublier qu'un jour j'ai été intelligente. Il est temps de se remettre au niveau de mes congénères. Il pleut sur mon c½ur comme il pleut sur ses couilles, pluie de larme d'une jeune fille qu'il a fait un peu boire histoire de mieux l'embrocher. Croyez-vous qu'il est possible d'aimer son violeur ? Dans un certain contexte, oui. Hors des lois des hommes, hors de la morale et de l'éthique, certainement... Mais je n'en dirais pas plus. Il reste bien quelques éclats entre les pores...

Cette petite pute que j'ai été je l'ai assassiné depuis que je suis rentrée dans les rands. Il a bien fallut... Enchaîner clope sur clope accoudée au mur du cimetière d'en face, et parler à ce suicidé les jours de malaise, là sont mes activités préférées. Névrosée me direz-vous ? Mais bien sur vous répondrais-je. Pour ne pouvoir pondre un texte que sous l'effet des envies de meurtres, il faut avoir un gros problème je l'avoue... La lumière s'est éteinte. Les démons resurgissent sous forme d'ombres vagues dans mon placard. La rage de vaincre, de bouffer, de tout détruire, je l'ai perdu.

J'aurais pu être le couteau sous ta gorge, la larme que tu n'a jamais versé, l'orgasme que tu auras avec elle.
J'aurais pu être le cri de désespoir d'un soldat mourrant, j'aurai pu ressembler à Angelina Jolie et être tétraplégique.
J'aurais pu être votre pire cauchemard, votre capote qui craque, votre hamster russe.

Une goutte de pluie sur une rose qui s'évapore, une seringue HIVée dans une déchetterie.
J'aurais pu être... Toi, elle, vous, ça...


Je rend les armes le temps d'une phase bipolaire des plus sinistres...
Un monde fait de chiens errants et de bad trip…

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 13:11

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 13:41

Incompréhension totale

Incompréhension totale, néant.... Depuis qu'il est partit je cherche à combler le vide que la neige n'a pas encore recouvert. Je suis à la recherche d'un héros, comme une petite fille qui rêve à Edward aux mains d'Argent, mais personne n'arrive à suivre les délires d'une névrosée. Peu de réconfort dans ce monde, juste de la haine, du mépris. Je n'attends plus rien de vous, vous les ombres de Chine qui se découpent sur ce fond sale. Les lucioles ne brillent plus mais elles chantent l'espoir d'un regard échangé sous un tilleul. Après tout ce ne sont que de gros vers illuminés du cul... La voix si pure de ces demi-anges, ces filles de chorale au ton cristallin rappellent à la Terre que les humains ont des qualités insoupçonnées. L'orchestre se déchaîne sous mes yeux, les tympans sont prêts à toucher le ciel.

¼il rouge, l'autre éteint. Ce décor ne m'inspire rien de bon. Il s'est passé des choses ici, malsaines, puantes... Monde en gris bleu et noir. L'horloge ici est toujours à l'heure, Mister V. s'est épris d'un cadavre en ce jour.

A la cour du roi se pressent de sournoises créatures nocturnes. Et pourtant la musique était si belle... Bientôt, la Mort. Et la fille du matin, la rosée, de ses doigts roses, elle emporte tout... Le goudron au corps, je me pers. Bien triste cet ange ce soir. Il a souffert de l'adultère. Ses ailes l'ont trompé avec le diable... Psychanalyses moi bel ange. Il y a des méandres en ces synapses, si tu savais... La toile emprisonne les demoiselles aux yeux d'or. Carpe Diem petite fée, In noctem l'amour va bon train. Le Christ tout autour, et nos deux corps entremêlés entre ses quatre vieux murs. Les chants de cette dernière messe, Lacrymosa, Le sommet de la luxure. L'amour écrase son pape et sa croix. Nous sommes plus forts, plus forts qu'eux, que tout et tous. Invincibles tes yeux de cristal à la pâleur de la Lune. Crier à en faire trembler la vierge. Chéri c'est ça le Nouveau Monde, le monde de la nuit, et des chats errants. Ne pleure plus mon amour, le jour se lève à nouveau et nous voici réunis sous son plus bel éclat.

# Posté le lundi 07 septembre 2009 16:07

Histoire de...

Histoire d'hurler sous les étoiles... Extérioriser la misère de l'Etre, ne faire qu'un avec la médisance des autres, et cracher un peu plus sur la merde fumante qui se traîne à nos pieds... La princesse est dans la rue, minuit, il gèlerait presque au dehors, elle n'y voit plus rien, le froid a gelé ses pupilles. Petite plume d'Ange égarée au centre de la Terre, Cerbère l'attend sagement, après tout la mort vaut toutes les expériences. Le jour ne se lèvera peut être jamais plus mais elle en a assez vu pour savoir qu'Elle n'en vaut pas la peine... Triste, si triste oui. Fendue en deux, entre deux mondes, mondes de l'angoisse et du désespoir d'être un jour reconnue dans la rue. Mieux vaut être invisible, sa folie bien cachée dans son âme d'enfant de l'Innocence. Elle a perdu les pédales, tu me manque petite s½ur. Ta tombe ne fleurie plus, alors j'attends. J'attends que l'été revienne sur ton domaine. Il est dur de continuer à pleurer petite fée, il n'y a que du sel dans ces yeux de verre. Certains disent que je suis morbide, je les emmerde. Tu les emmerdais tous toi aussi. Ils auraient du mourir mais la sélection fait mal son travail. Chanson à se flinguer entraîne textes à se trucider... Pardonnez le poids de mes mots, la voix des morts, le gris de ses yeux... Oui je préfèrerais ne pas être là à écouter vos conneries, m'éloigner de ce trou puant. Mais on ne choisis pas sa misère. Misère de l'Etre... Misère des sens. Pourriture, le sexe et le sang sous votre affront. Je surmonte les regards, il ne reste que mon ombre mais elle vous écrasera tous. La dernière des enchantées. Je croupis sous votre portillon mais c'est pour la bonne cause. Crachez allez, piétinez, il ne restera que du charbon de votre regard de braise. Vous pourrez observer la créatrice à l'½uvre, tant de mots si vite balancés à vos gueules, mais quel atroce don que de vous casser en deux... Lignes. Je ne prie qu'à moitié, baise à en crever le bitume. Je suce jusqu'à la moelle vos morales et vos convictions. Les âmes partent, viennent, virent et voltent, et après ? ... Tu chies sur la beauté de l'esprit, et après tu pleure de n'être qu'une pluie de rien du tout. Je vie à en mourir de désespoir, à s'en jeter d'un immeuble, à te baiser jusqu'à la mort. Prends mon nom et arraches le aux étoiles. Sarah l'obscène, Sarah Reine des cris dans la brume, règne factice dans un monde d'illusions. Derrière le crépis je chante l'ode à la puanteur. Petit rat sale caché sous le lit, bouffe vos poils de cul, vous ne voulez pas en savoir plus oui, ça je le sais. Moi non plus.

# Posté le dimanche 23 août 2009 17:50

Terrine de bite de chat

La perle noire a emporté ce frêle corps malade, la Lune s'élève au-dessus des fantasmes, mille cinq cent et un regrets, rage contre ce corps, malade de n'être pas assez mal. Il ne réalise pas encore tout à fait l'ampleur de sa situation catastrophique. Tu vois je vogue sans modèle, l'heure avait enfin sonné. Tu vois. Supposé être là hier soir. Partir ailleurs, un, deux, dix-sept. Et encore quatre-vingt désillusions. C'est ça la nuit. Un peu de jour. Il y aura une aube où le sang tombera de tes yeux, comme la perle noire, perle de Dieu, particule des cent. Arrête. Cesse ces larmes inutiles. Tu me regarde mais il n'y a rien face à toi. C'est laid toute cette lâcheté. Il vaut mieux être aveugle. J'ai piqué la vaudou de l'autre, ses épines de cristal bien plantées dans son bout de lin. Que fait le vent ? Il n'a rien vu ? C'est dans l'air que d'être une fibre de rien. Je l'éventre de mes cris de rage. Allez vas y hurle. Qui entendra de toute manière ? La culpabilité est là pour ronger de l'intérieur le rat qui se perd dans les méandres de tes neurones. Erreur génétique, pauvre sac de merde dans un horizon de chaude pisse. Tombe, tombe... Tombe de marbre aux faux airs de granit. La voix des morts ne glace plus le sang, il le fait doucement bouillir. Le piano se déchaîne sur un air de bien triste augure. Les paroles de cet africain, dont j'ai oublié le nom. Pauvre petite pute juive, elle a cramé ses dernières cartes. Crache, le sang par tous les pores, mon appareil photo est mort et les anges ont lâché l'affaire. Giclée d'air fraîchement putréfié, Je broie le noir dans tes orbites. Les gens n'aiment pas lire ça, les gens ne lisent jamais jusqu'au bout et c'est tant mieux. Ils perdraient leur temps... Le palpitant a inondé le parquet de sa folie burlesque. Amadeus n'aurait pas fait mieux. Paradis recrache ton enfer vert. Face à ta merde j'aurais du mourir mais rien ne marche à la perfection. J'ai pris le dernier train à 18 heures 30, direction Soleil brûlant et gros tas de flotte azur. Je l'aime ce pays, pare ce que c'est le mien et qu'il le mérite. Narbonne, destination Cendrillon, la Fée Clochette m'a donné ses ailes le temps d'une trêve tracée dans le sable. Elle me manque la déesse, moi coincée au fond des neiges. Crève d'envie de retourner sur mes terres, peut être par manque de courage... Y a-t-il quelqu'un au moins que ça touche ? J'en ai bien rien à foutre. Croire en l'amour ne fait pas la vie meilleure, à des miles de chez soi. La Lune est orange ce soir, et pleine, c'est irréel sa manière de sortir de l'océan noir. Plus un sous mais la chance d'être ruinée sous les étoiles, et à tes côtés. Le violon pleure de ne plus y être. Les étoiles sont plus belles là-bas vous savez ? A leurs yeux feindre d'exister ne serait-ce que comme un parasite. Morpion collé aux couilles du bonheur. J'ai volé loin de toi pour la rejoindre, sa Majesté des coccinelles. Vous ne pouvez pas savoir. Elle est le passé, le futur, le dernier espoir dans le c½ur d'une chienne. La Cathédrale a le Monde à ses pieds. Putain de destination... Assemblage incongru d'idées sordides, j'aime ce désert pourri de désirs insatisfaits.

# Posté le jeudi 20 août 2009 16:03