Shit...

Je ne peux plus rien promettre. Des cicatrices à défaut de toi, j'en ai mal au dos de me plier à tes quatre vents. Tu as détruis une belle histoire, tu rime avec désordre, discorde, tristesse. Par quelle parcelle de ton âme puis-je te mordre ? Je voudrais bien t'attaquer de toute part, mais tu voles trop haut pour mes ailes. Ton parfum m'a arraché les yeux une fois de plus, si seulement j'avais pu me noyer dans tes entrailles. Putain de prince, c'est dans ses soupirs que je me noie en attendant ton retour. Démon de mes nuits qui me pourri la vie, puisque rien n'est plus, ne me laisse pas sur Terre, si c'est pour te regarder de loin. Maudit saint Graal, ouvres moi ta porte, et peu m'importe le gout de ta rage. Je légaliserais l'amour si tu te glisse une fois pour moi dans mes songes. Je veux revoir ton corps il frôlera encore mes seins. C'est un enfer, je veux brûler ta Lune, et la mort n'est pas du miel mais de la brume. Arrêtes un peu de foutre le feu, et viens là putain de diable. Viens briller pour moi.
Laisses là mourir au fin mot de cette bien triste histoire. Je ne veux pas être remplacée. J'ai rêvé que ton formol était une chrysalide. J'étais en pleine possession de ton corps, je t'aimais à l'ombre d'un cerisier mort. Les yeux fermés je priais au nom de notre avenir. Laisses moi te donner mon nom, t'arracher le ciel. Je t'aime comme on aime au fond des gouffres. Un monstre se cache sous mon lit.
Depuis que tu es partit la valse des damnés ne danse plus dans ma tête. Je t'ai vécu, mais pas survécu. I miss you mais c'est du vent. Petite bulle d'écume dans l'océan de ton dédain, je t'en prie reviens... Je crie devant ta porte close à jamais. J'ai posé un genoux à terre, face à ta cruauté. Aujourd'hui mon bonheur se trouve dans la drogue, dans la marre. Paradis artificiel où tu demeureras à jamais à leurs côtés. Car je vous aime, oui, toi, lui, et encore lui, mister Jey, le soleil JBR ou Mister M, je vous veux à jamais dans la boite à musique qui git dans mon crâne. Petites flammes de rien au centre de la galaxie.
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# Posté le mardi 24 novembre 2009 19:32

[ Châteaux en Espagne ]

Trois souris dans les châteaux de campagnes. Courrons, courrons, et partons aux alentour de Buckingham, ce n'est pas moi qui est tué le chat, je le promets. La caravane est passée bien avant le cri de rage. Un même thème pour une multitude de symphonies. Hier matin, j'ai arraché les ailes d'un ange, et il m'en a remercié. Je n'ai pas bien compris sa langue païenne, il y avait des ondes qui ne traversaient pas l'espace temps. Il a pleuré, longtemps, et je n'ai rien pu éprouver face à lui.


J'ai attendu. Attendu... Que sa mort vienne, que l'ange parte à la dérive, mais rien n'est venu... L'auriez-vous fait vous-même ? Rien de moins sûr. J'ai écouté sa dernière plainte musicale, sous les tambours de la Mort, c'était divin, comme dans un livre de mythes. Il résistait, mais l'amour ne sauve pas les anges, pas moins que les démons. L'amour ne sauve personne. Seul le feu, l'eau et la terre, souverains des deux mondes. Ca aurait pu être mal, on aurait presque pu entrevoir le sang bleu qui battait contre son cou. Il aurait presque pu couler... La mort de l'ange, la mort de l'être. Et sous le ciel sombre de cette nuit de plein été, le sang, au final, il a coulé...
Je sais à présent qu'il a souffert, mais il peut se sentir à nouveau pur, saint des saints. Il prétendait être un chien de l'Enfer, et moi je voulais qu'il me montre la beauté sous le masque. Mort. Mort propre, sans accros, sans ratures. Ses désirs inavoués sont restés sous le poignard. Invincible, et pourtant. Belle mais triste charogne. Les balles partent dans le ciel, les coups sont tirés, c'est la fin des temps heureux. Ville fantôme, chevaux au galop, accords discordants. Antithèse du bonheur et de l'absurde. Les chevaliers du Minnesota. Ils ont mouillé leurs lames du sang des vierges. Quelques cris, quelques spasmes aux couleurs de la lumière. Les lois de L'univers réunies au creux de leurs vagins, aux courbes de leurs seins, sous le soleil de l'hiver. La peur collée au fond de leurs rétines, la route s'achève ici. Le sort a déjoué leur plan. Courber l'échine face aux chevaliers de l'apocalypse.


Course insensée au cours des siècles. La neige tombe tristement, mais le décor autour, éclairé par ce réverbère, montagnes teintées de rose, j'aurai aimé m'y jeter. Il fume sous le toit sucre glace d'en face, j'aurais aimé l'embrasser, mais le froid de son regard a glacé mes lèvres. Le sang s'en déverse doucement, gout de métal, teinte la neige. Le sang, et la neige. Au loin, un corbeau. Et par-dessus la Lune, un feu de broussailles. Je ne veux pas être suivie, je ne veux plus être imitée.


Laissez s'évader les torturés.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 15:17

Envoyez valser les névrosés

Les chants d'Afriques m'envolent au dessus des chats noirs.

La vie est belle et bien là, coup après coup elle a brisé les espoirs et les projets d'aller là bas, de vivre auprès de lui... Elle brûle, arrache et détruit tout sans concessions. Epuisée de la combattre je la laisse me noyer dans son lac noir, infini, empli d'âmes aux doigts bleus sans chaleur, doigts tendus vers moi ils me disent de les agripper et de plonger dans ces abysses unicolores. Des milliers d'yeux blancs me fixent d'un regard dépourvu de sens.

La beauté ne sert à rien lorsque plus personne ne vous regarde... L'Homme est un Homme grâce à ce don que l'on nomme parole, mais lorsque personne n'écoute, il n'y a plus d'existence. Les yeux des vivants me traversent, me pulvérisent de leur dédain. Ils m'ont donné la vie et semblent vouloir me la reprendre à présent. Je n'en vois plus le bout de ce désert de mépris et de rage humaine, cette route que je trace seule face à leur puanteur. Aujourd'hui il n'y a plus personne, uniquement moi et mes idées noires, rouges, bleues. Univers de hurlements intérieurs, d'envies de meurtres, de suicide, de passion destructrice. Il n'y a plus de reliefs les soirs de grêle. Les nuits d'amour se consument au train de nos envies. Mais tout fini par mourir. Les cris à l'aide ne sont plus entendus car mon corps est une ombre et ils dominent le Monde. La voix étouffée par toutes ces guerres contre eux, contre moi, contre lui...

Je voudrais que ses épaules supportent le poids de cette détresse mais il n'en aura jamais la force. Il est un dieu et un animal, et pourtant... Je confie tout car la nuit est tombée et chaque jour est un peu plus dur à survivre. Il manque quelque chose, quelque chose qui élève, au dessus du monde et du commun des mortels. Une vision qui surpasse l'Univers, qui enivre, qui grise les sens. N'y a-t-il que la mort qui soit à la hauteur ? Si c'est ainsi alors je veux bien la défier. Valser à ses côtés et la vénérer .

Et je vous en supplie, tuez moi pour une poignée d'étoiles.


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# Posté le lundi 19 octobre 2009 16:49

[ Mon essentiel ]

[ Oyez! Oyez! Ma drogue se nomme JB ]

Tu resteras toujours là
Ta folie, ma depression
Mélangeons les genres,
Soufflons sur leurs médisances,
Crions aux quatre vents
Et mourrons de n'avoir pas pu
Jouir des derniers rayons de l'Espoir.
Toi en moi tout devient clair.
C'est ainsi. L'amour est fort, inexplicable.
[ Mon essentiel ]
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 07:19

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 07:32

Souffrance pour un cri d'amour

Souffrance pour un cri d’amour
C'est vieux comme l'immonde, et je vous le demande éloignez moi de son corps pâle, des envies de dévorer sa chair si blanche me rongent, un vampire de trois siècles se glisse face à vos ongles si tendres, lueur démoniaque je rêve d'une goutte de vie, sens tu les mains de ma voix, qui t'attrapent et t'entrainent au fin fond du ciel noir ? Je ne veux pas disparaitre sans toi, exploses moi, et ne te laisse pas mourir loin de moi. Mon amour je veux tuer ta tristesse des jours sales, lécher la pluie qui coule sur tes joues, rosée pâle aux doigts de démon. Chéri mes dents se plantent dans ton satané cou, tu ne le sais pas mais tu es à moi, et un jour tu pleureras, car je ne serais plus dans ce triste décor. Toi tu resteras ici bas et je m'envolerais, fuirais les visages aigris de ces gens putrides, je te plaindrais mon amour d'être seul parmi eux, mais je ne voudrais pas que tu me rejoignes. Car là-bas la joie ne brille pas et les oiseaux ne chantent que les requiem du Diable. Damnée de l'avoir trop maudit, il n'y aura plus de place pour moi dans le bleu du Monde de tes yeux. La maladie me ronge et il devient dur d'avancer parmi les anges. Il faudra m'achever pour trouver le sommeil tant attendu du dernier combat. Et tu tueras pour un dernier souffle de ma part. Une pomme pour Eve et du sang sur tes lèvres, le divin amour... Divin mensonge, quête de vérité, Satan le sait bien, je suis ton mal être, ta tombe et ta faim. Tu n'invente rien à crier de douleur, sous les doigts de la belle, la peau d'Anne brûle sous le souffle de ma triste rage, tourner les pages. Rêverie d'un tir dans la nuit, à tire d'aile le chasseur tue l'oiseau des songes. Fantasmagorique le petit gothique chante la fin des temps. Sa princesse de rien est morte sous les coups de cutter. Partie civile défend l'indéfendable, pare ce qu'il faut bien un avocat pour le diable. Ses filets m'entortillent et m'étranglent, la peau est froide et le sang se répand sur ce lit où tes yeux se sont fermés si souvent, où ton souffle s'est échappé tant de fois dans tes doux sommeils. Je meurs amoureuse, les harpies t'attraperont, envieuses créatures tapies dans le froid. Laisses les t'emporter loin de mon corps refroidi. Il n'y a plus rien à attendre de mes lèvres bleues. L'amour est éternité, et à jamais dans mon c½ur putréfié résidera ta voix. Colchique noir et mortel fleuri au creux de mes entrailles. J'aurai aimé danser, encore quelques années, au bal des meurtriers, valser, et te garder, te garder... Long est le chemin et bien triste en est la fin. Ma tombe tu ouvriras et mes yeux tu arracheras car miroirs de l'âme, je gis encore quelque peu en eux. Souris à la sainte lumière, petit bocal, un peu de formol et je serais encore près de toi. Personne ne me touchera, loin dans les cieux brillera le clair de ta Lune. L'amoureuse, l'emmerdeuse, la chieuse. En un éclair l'amanite phalloïde éclatera au grand jour. Et toujours immortelle signera le pacte des fantômes. Adieu Arsenic.
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:11

Un monde fait de chiens errants et de bad trip...

Le temps est à la dépression. De nouveau coincée dans ce bas milieu de l'Humanité je me rends compte de ce que j'ai perdu.

Croyez-vous, tristes lambeaux de chair, que la Lune brille sur les Enfers ? Que dirait Ulysse de ma traversée du désert pour retrouver le bonheur ? Ce matin un homme est mort, on l'enterre lundi, et la planète continue d'étouffer. Je rêve d'allumer les c½urs d'un simple regard mais ne serait-ce pas du pur égoïsme ? Si, bien sur. Narcisse me fait respirer dès les premiers rayons de l'aube. Petite poupée de cire dans les flammes du diable. D.ieu et Satan on fait le pari, mais qui la tuera avant l'autre ? La tentation de ses griffes est grande mais il ne faut pas se laisser aveugler par la belle connaissance de la fin des temps. Et dire que l'Homme aurait du être immortel, quelle belle erreur... Que serions-nous devenus sans le pêcher originel ?

Je me gave d'émissions stupides pour oublier qu'un jour j'ai été intelligente. Il est temps de se remettre au niveau de mes congénères. Il pleut sur mon c½ur comme il pleut sur ses couilles, pluie de larme d'une jeune fille qu'il a fait un peu boire histoire de mieux l'embrocher. Croyez-vous qu'il est possible d'aimer son violeur ? Dans un certain contexte, oui. Hors des lois des hommes, hors de la morale et de l'éthique, certainement... Mais je n'en dirais pas plus. Il reste bien quelques éclats entre les pores...

Cette petite pute que j'ai été je l'ai assassiné depuis que je suis rentrée dans les rands. Il a bien fallut... Enchaîner clope sur clope accoudée au mur du cimetière d'en face, et parler à ce suicidé les jours de malaise, là sont mes activités préférées. Névrosée me direz-vous ? Mais bien sur vous répondrais-je. Pour ne pouvoir pondre un texte que sous l'effet des envies de meurtres, il faut avoir un gros problème je l'avoue... La lumière s'est éteinte. Les démons resurgissent sous forme d'ombres vagues dans mon placard. La rage de vaincre, de bouffer, de tout détruire, je l'ai perdu.

J'aurais pu être le couteau sous ta gorge, la larme que tu n'a jamais versé, l'orgasme que tu auras avec elle.
J'aurais pu être le cri de désespoir d'un soldat mourrant, j'aurai pu ressembler à Angelina Jolie et être tétraplégique.
J'aurais pu être votre pire cauchemard, votre capote qui craque, votre hamster russe.

Une goutte de pluie sur une rose qui s'évapore, une seringue HIVée dans une déchetterie.
J'aurais pu être... Toi, elle, vous, ça...


Je rend les armes le temps d'une phase bipolaire des plus sinistres...
Un monde fait de chiens errants et de bad trip…

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 13:11

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 13:41

Incompréhension totale

Incompréhension totale, néant.... Depuis qu'il est partit je cherche à combler le vide que la neige n'a pas encore recouvert. Je suis à la recherche d'un héros, comme une petite fille qui rêve à Edward aux mains d'Argent, mais personne n'arrive à suivre les délires d'une névrosée. Peu de réconfort dans ce monde, juste de la haine, du mépris. Je n'attends plus rien de vous, vous les ombres de Chine qui se découpent sur ce fond sale. Les lucioles ne brillent plus mais elles chantent l'espoir d'un regard échangé sous un tilleul. Après tout ce ne sont que de gros vers illuminés du cul... La voix si pure de ces demi-anges, ces filles de chorale au ton cristallin rappellent à la Terre que les humains ont des qualités insoupçonnées. L'orchestre se déchaîne sous mes yeux, les tympans sont prêts à toucher le ciel.

¼il rouge, l'autre éteint. Ce décor ne m'inspire rien de bon. Il s'est passé des choses ici, malsaines, puantes... Monde en gris bleu et noir. L'horloge ici est toujours à l'heure, Mister V. s'est épris d'un cadavre en ce jour.

A la cour du roi se pressent de sournoises créatures nocturnes. Et pourtant la musique était si belle... Bientôt, la Mort. Et la fille du matin, la rosée, de ses doigts roses, elle emporte tout... Le goudron au corps, je me pers. Bien triste cet ange ce soir. Il a souffert de l'adultère. Ses ailes l'ont trompé avec le diable... Psychanalyses moi bel ange. Il y a des méandres en ces synapses, si tu savais... La toile emprisonne les demoiselles aux yeux d'or. Carpe Diem petite fée, In noctem l'amour va bon train. Le Christ tout autour, et nos deux corps entremêlés entre ses quatre vieux murs. Les chants de cette dernière messe, Lacrymosa, Le sommet de la luxure. L'amour écrase son pape et sa croix. Nous sommes plus forts, plus forts qu'eux, que tout et tous. Invincibles tes yeux de cristal à la pâleur de la Lune. Crier à en faire trembler la vierge. Chéri c'est ça le Nouveau Monde, le monde de la nuit, et des chats errants. Ne pleure plus mon amour, le jour se lève à nouveau et nous voici réunis sous son plus bel éclat.

# Posté le lundi 07 septembre 2009 16:07